Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
shakingspirit.overblog.com

WAR WITH W.S.

Ellul et l'islam

Publié le 21 Septembre 2012 par Lapinos in jacques ellul, islam christianisme, république antiracisme, lapinos

Ellul et l'islam

Certaine thèse de l'essayiste protestant Jacques Ellul sur l'islam est reprise par des fondamentalistes républicains, bien qu'Ellul se prête peu à cet usage (tout au plus peut-on reprocher à cet universitaire d'être pusillanime, puisque, après avoir démontré la trahison du christianisme par l'Occident, son bluff scientifique, il continue de trouver des vertus à celui-ci).

RACE ET RELIGION

- La République française, au cours de la période où elle a eu recours massivement à la main d'oeuvre étrangère, a introduit dans l'ordre moral la notion d'antiracisme, suivant l'exemple des Etats-Unis ; faute de pouvoir tourner d'un seul coup sa veste, l'élite républicaine invente donc "l'islamo-fachisme", afin de se disculper de sa propre gabegie. La France, qui joue la carte du machiavélisme à l'échelle internationale, croit pouvoir imposer à l'intérieur des frontières de la France aux jeunes générations son "éducation civique", voire la restaurer.

L'ETHIQUE OU L'IMPURETE

- Jacques Ellul, dans "Subversion du christianisme", indique pour quelles raisons les institutions catholiques ou chrétiennes ont mis très tôt dans l'histoire en place une parodie du christianisme. De cette parodie nous trouvons un ultime exemple dans la démocratie de droit divin "made in USA" aujourd'hui, dont les représentants ne cessent d'invoquer dieu ("God bless USA"), un dieu qu'on pourrait prendre pour celui des juifs ou des chrétiens, si le mercantilisme et la compétition n'étaient pas les valeurs fondamentales de l'Amérique, affichées d'ailleurs clairement, et doublées d'un négationnisme historique absolu. Ellul ne permet pas de fonder l'amalgame "judéo-chrétien", que la référence à Paul de Tarse et au "sacerdoce nouveau" empêchent ; amalgame qui s'accompagne en outre de références scandaleuses du dernier évêque de Rome à la philosophie athée nazie (Horkheimer, Adorno, Heidegger, etc.).

- Les évangiles n'ouvrent droit ni à la démocratie, ni au droit divin (le plus incestueux), tout simplement parce que les évangiles n'ouvrent droit à rien, leur logique étant anticonstitutionnelle ou antijuridique (ainsi qu'Ellul le relève, sans faire preuve d'une lucidité extraordinaire, puisqu'un lecteur des évangiles remarquera que le Messie affiche le plus complet mépris pour toutes les questions de droit et d'ordre moral qui lui sont posées : INCONTESTABLEMENT, L'INVENTION D'UNE MORALE CHRETIENNE EST UN PECHE CONTRE L'ESPRIT, QUI PROVOQUE LA COLERE DES SAINTS).

- Il est donc tout à fait étrange pour de la part de laïcs républicains d'invoquer J. Ellul afin de tenter de discréditer l'islam, quand son objection à l'islam permet de s'opposer dans les mêmes termes à la culture juridique républicaine ou nazie, essentiellement théocratique. La thèse de J. Ellul permet en effet de déduire que les institutions modernes dérivent de l'institution ecclésiastique romaine, qui elle-même a été profondément influencée par l'islam. De fait, les arcanes juridiques d'une institution font d'elle un instrument fonctionnel, plus ou moins efficace et rassurant sur le plan social, une "matrice" comme nous disons aujourd'hui, mais vide de sens, et tendant à nier la liberté humaine au profit de l'organisation collective.

L'ANTI-ISLAMISME DU TARTUFE

- Rappel de la thèse : l'institution ecclésiastique romaine, du temps de sa puissance, avant de devenir complètement "virtuelle" à partir du XIXe siècle, était une véritable éponge, absorbant toutes les doctrines extérieures nouvelles au fur et à mesure, pour se les approprier, dont l'islam. Mais le fait que l'islam ait joué un rôle dans la subversion du christianisme et dans le passif de l'Eglise catholique romaine ne suffit pas à inculper l'islam pour cette faute passée ; car chacun répond dans le christianisme entièrement de ses actes, et invoquer le tort d'autrui ne permet pas de se disculper.

- D'ailleurs le chrétien est confronté aujourd'hui à une rhétorique bien plus puissante et redoutable que celle du coran : la démocratie droit-de-l'hommiste, argument de l'impérialisme nouveau, parfaitement anthropologique et antichrétienne, non moins théocratique que l'islam, prolonge l'iniquité brutale à l'aide de la ruse ; c'est un égotisme déguisé en altruisme, une zizanie sous le prétexte de la morale ; la démocratie, du reste, comme elle est indissociable du nationalisme, dont on ne peut historiquement la scinder, joue dans les génocides modernes de l'Occident un rôle bien plus grand que l'islam.

Cette démocratie nous dit cette fois Baudelaire, est conçue comme le projet d'occultation du péché originel le plus macabre et pervers de tous les temps.

Commenter cet article
W
Religion cannot be a factor in dividing the human race. You can see that Christians and Muslims belongs to the dynasty of Abraham. However, tensions and conflicts are arising between them due to some misunderstandings and this have to be sorted out.
Répondre