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WAR WITH W.S.

Bacon contre Thomas d'Aquin

Publié le 4 Septembre 2012 par Lapinos in thomas d'aquin francis bacon verulam théologie philosophie science, shakespeare

Bacon contre Thomas d'Aquin

"Si tel point de doctrine est comme un Egyptien, il doit être massacré par le glaive de l'esprit, sans aucune conciliation." Francis Bacon Verulam (in : "Progrès et Promotion de la Connaissance de Dieu et de l'Homme.").

Les efforts de l'homme de science et théologien Francis Bacon Verulam (alias Shakespeare) pour contrecarrer les effets de la philosophie anthropologique médiévale se sont apparemment soldés par un échec cuisant. Le monachisme et la scolastique ont triomphé et sont sous-jacents à la régression intellectuelle de l'Occident au cours des derniers siècles, jusqu'au niveau de l'existentialisme barbare où nous sommes tombés.

On peut lire parfois ce demi-aveu que l'éthique barbare nationale-socialiste de Hegel, Heidegger, Arendt, Sartre, Adorno, Horckheimer, chienlit que les Français doivent vomir, est née dans les monastères au moyen âge ; sans aucun doute le néo-bouddhisme ridicule de l'Allemagne (Schopenhauer, Nitche), nation pédérastique, trouve aussi son origine dans l'érotomanie du clergé.

- Comme Bacon l'avait prévu, la substitution progressive de la philosophie platonicienne à l'esprit scientifique chrétien a ouvert la voie au progrès de la superstition mathématique et l'installation d'un culte égyptien ou babylonien au sein même d'une Europe arborant des insignes chrétiens. Le mérite de la République française sur les Etats-Unis est d'afficher assez clairement dans ses devises et valeurs nationales un culte démoniaque, tandis que le blasphème du nom de dieu et du messie sont monnaie courante aux Etats-Unis, puisqu'ils servent pratiquement de rampes de lancement pour des missiles.

Le mérite de la formule Etats-Unis sur la France, a contrario, est d'exposer le caractère profondément religieux des technocraties modernes. L'idée de matrice illustre bien l'infantilisme auquel le bourrage de crâne mathématique aboutit.

Comprendre que l'art et la science de la Renaissance ne s'inscrivent pas dans le processus d'évolution de la civilisation européenne, mais qu'ils traduisent au contraire le point culminant de la conscience historique européenne, dissuade de croire à la théorie de l'évolution des institutions nationale-socialiste (G.W.F. Hegel) ou républicaine, autrement dit le négationnisme le plus pervers de l'histoire.

- F. Bacon fait voler en éclats "la foi et la raison" selon Thomas d'Aquin. D'abord parce que Bacon n'ignore pas la filiation de Platon avec les démons de l'Egypte antique où l'accord entre la foi et la raison est bien mieux fondé que dans le christianisme qui énonce, lui, l'accord entre l'amour et la science. Tandis que dieu (c'est-à-dire Satan) est la clef-de voûte d'un système architectural dans les religions païennes, dans le christianisme au contraire, aucune échelle de valeur ne peut être déduite de dieu. Pour Bacon, l'homme est possédé par la Nature et c'est la vertu qui lui permet de s'affranchir le mieux de celle-là. Tout au plus la vertu est-elle un point de départ pour Bacon, tandis qu'elle est divine pour Platon.

- L'introduction de la philosophie païenne dans le christianisme par la scolastique est une trahison, explique Bacon, puisque le message chrétien est le plus dissuasif de suivre cette religion-là. Même la magie et l'alchimie, à condition que l'expérience valide leurs hypothèses, sont moins vaines que la religion de Platon. Seuls la science et l'art païens, en tant qu'ils ne déterminent pas une religion comme l'astronomie égyptienne, sont recevables pour un esprit chrétien. Préexistant à tout, même à la matière, le dieu des chrétiens a pu être observé avant l'ère chrétienne par quiconque faisant un effort pour voir par-delà les illusions religieuses qui reposent sur la nature. A Thomas d'Aquin qui introduit en se fondant sur Platon un déterminisme biologique et religieux de type égyptien, qui n'est pas universel mais matriciel, Francis Bacon oppose l'universalisme chrétien, qui ne nie pas la nature et ses effets, mais nie que cette matrice soit éternelle et qu'on puisse la confondre avec dieu.

"Car chercher le ciel et la terre dans la parole de Dieu dont il est dit : "Le Ciel et la terre passeront, mais ma parole ne passera pas", c'est chercher les choses temporaires parmi celles qui sont éternelles." Francis Bacon Verulam (Ibidem)

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